Le Kava

Depuis des temps très reculés, le kava est considéré comme le breuvage des divinités par les habitants des îles de Wallis et Futuna. Une des légendes mentionne qu'à l'origine, il n'y avait pas de kava sur l'île de Futuna. La légende raconte que cette île était la dépendance du royaume des ténèbres et des esprits appelé Pulotu.
A cette époque, les Futuniens honoraient 9 divinités : 2 majeures et 7 mineures qui résidaient au Pulotu. Les chefs dépendaient entièrement de ces dernières, et avaient pour habitude de les consulter et d'obéir à leurs ordres. Un jour, une des divinités mineures Fitu, vint sur terre pour y vivre avec des Futuniens. Elle y apporta pour tout bagage des racines de Kava. Sitôt installée, elle y planta les toutes premières racines qui jusqu'à aujourd'hui, abondent à la surface de Futuna.

Il existe à ce jour cinq espèces de kava se différenciant selon leurs aspects. Sa spécificité réside dans le fait que ses racines et ses rameaux regorgent d'un breuvage aux vertus médicinales reconnues internationalement : il a des vertus anesthésiantes et euphoriques provoquant une sensation de bien être, et une amélioration de l'élocution. Le kava est encore planté, aujourd'hui, selon des méthodes ancestrales.

Une fois les racines déracinées, elles sont nettoyées, coupées puis écrasées à l'aide d'un pilon. Une fois, la racine bien écrasée, elle est mélangée à de l'eau. Le mélange s'effectue dans un petit récipient en bois en forme circulaire et posé sur 4 pieds appelé le Tanoa. Le breuvage ainsi constitué est servi à l'assemblée présente dans une coupe de coco : la calbas.

Compte tenu de ses propriétés relaxantes, après absorption elle permet de meilleures échanges lors des conversations, on s'en sert notamment lorsque les chefs ont à porter un jugement.
Aujourd'hui, après de multiples adaptations, elle marque une union entre les différentes catégories sociales et la hiérarchie des chefferies et de la royauté.

La coutume veut qu'il soit servi dans les « Fale fono » qui sont des maisons dans lesquelles se réunissent tous les soirs les habitants du même village. Le kava des chefs a toujours existé tandis que le kava royal viendra beaucoup plus tard .Il ne sera utilisé pour la première fois, qu'avec l'intronisation du premier chef souverain Fakavelikele.
Le Kava a un gout de "soupe de terre " pas forcement très agréable au premiers abords mais on s'y fait rapidement
seul réél inconvénient: un effet diurétique assez prononcé après un certain nombre de calbas
voici une video de sa confexion:
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